La bande passante intercontinentale est chère dans deux sens : elle coûte de l'argent sur la facture de sortie cloud, et elle coûte du temps quand les artistes attendent qu'un asset descende le tuyau. Un parc de rendu qui n'y pense pas peut passer une fraction significative du wall-time de chaque job à tirer à froid des fichiers de scène déjà présents en cache ailleurs dans le bâtiment.
Le modèle de cache partagé est le levier le plus simple et le plus important. Un serveur de cache Samba (SMB3) dans le datacenter principal détient les assets du projet. Chaque node de rendu monte le cache et lit les fichiers de scène en LAN. Quand un nouvel asset est référencé par un job, le cache le tire du stockage cloud du client une seule fois. Chaque node suivant qui en a besoin le lit depuis la copie LAN. Un parc de 20 nodes qui tirerait sinon une scène de 40 Go vingt fois la tire une seule fois.
C'est simple en principe. En pratique, deux éléments de conception comptent.
Éviter le caching par node. Il est tentant de donner à chaque node de rendu son propre grand SSD local et de le laisser cacher ce qu'il veut. Pour un parc de 20 nodes avec 10 To de données projet, cela devient 200 To de stockage dupliqué sans logique d'invalidation partagée. Nous ne faisons pas cela. Le cache partagé est le seul cache ; les nodes traitent leurs disques locaux comme espace scratch, pas comme archive projet.
Préchauffer le cache avant le J. Quand un client annonce qu'un projet démarre lundi, nous préchauffons le cache durant le week-end. Le premier job du lundi lit depuis un cache chaud au lieu de déclencher vingt heures de pulls à froid. C'est la méthode la plus fiable pour rendre le premier rendu d'un projet rapide.
Une remarque sur le right-sizing : la boîte de cache utilise un SSD SATA unique avec un système de fichiers ext4. Pour un cache (par opposition au stockage primaire), un layout mono-disque est le bon compromis. Le cache n'est pas la source de vérité — le stockage cloud du client l'est — et le cache peut être reconstruit en re-tirant depuis le cloud ou en rsync depuis une sauvegarde projet. Construire une grappe redondante sur un volume chiffré ajouterait du coût et de la complexité sans changer l'histoire opérationnelle ; un node qui perd le cache est une reconstruction d'une soirée, pas un événement de perte de données. Dimensionner le matériel de cache pour son rôle est l'une des manières les plus faciles de garder le coût d'exploitation prévisible.
Pour les équipes qui envisagent un cluster permanent plutôt qu'un déploiement cross-country unique, la page dedicated cluster options couvre cet arrangement en détail.